chroniqueurs.info

Bibliothèque nationale de France et livres indisponibles

...
Bruno Racine dans une chronique iconoclaste
La BNF, Bibliothèque nationale de France

En quoi, la Bnf était concernée pour les droits numériques qui appartiennent aux auteurs ?

Il s'agit certes de la plus importante bibliothèque de France et elle réalise le dépôt légal des livres en papier.
Sa bibliothèque numérique, Gallica, propose plus d'un million de documents, en format texte, image ou sonore.
Ses collections comportent 14 millions de livres et d’imprimés.

Le président de la Bibliothèque nationale de France est très marqué politiquement : Bruno Racine, en poste depuis le 28 mars 2007 (soit six semaines avant la fin du mandat de Jacques Chirac), passé par l’Ecole normale supérieure, avant d'entrer à la Cour des comptes en 1979 ; en 1986, Jacques Chirac, nommé Premier ministre, le prend à son cabinet ; en 1988, il est nommé directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris ; de 1995 à 1997, Jacques Chirac président, on le retrouve en charge des dossiers stratégiques et culturels... auprès du Premier ministre Alain Juppé... (combien d'années tiendra-t-il sous François Hollande ?)
Agrégé de lettres classiques, Bruno Racine publie... en 2007, par exemple, l'année de sa prise de fonction à la BNF, est sorti Le côté d'Odessa chez Grasset & Fasquelle, une maison du Groupe Hachette-Livre, Lagardère.

Antoine Gallimard, président du SNE, siège au Conseil d'Administration de la BnF.
Il y fut nommé par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication (au Journal officiel du 3 avril 2010, figurent le nom des nouveaux membres du conseil d'administration de la BnF : Gilles Eboli (qui fut président de l'Association des bibliothécaires de France de 2003 à 2007 puis directeur de la bibliothèque municipale de Marseille), Antoine Gallimard, P.D.G. de la maison d'édition Gallimard, Martine Marigeaud, inspectrice générale des finances, Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture et de la Francophonie).

La BnF, maître d'oeuvre de la numérisation, avait donc sa place dans ce débat. Mais le parcours de son président, ses relations contractuelles avec des éditeurs, la présence de monsieur Antoine Gallimard au Conseil d'Administration, laissent planer un doute sur sa capacité à défendre les intérêts des écrivains "de base." Certes, ce n'était pas son rôle puisque la SGDL figurait parmi les interlocuteurs !

Extrait de l'essai Écrivains, réveillez-vous ! (présentation) de Stéphane Ternoise .



Ajouter un avis sur cette chronique



Voir sujet précédent du forum
Si vous souhaitez présenter une chronique : écrivez une chronique en autorisant la diffusion.